Ainhoa
Une rue unique de maisons basques rouges et blanches, au pied des collines de la frontière
Destination · France · 7 villages
De la Rhune au Canigou, sept villages entre océan, montagne et Méditerranée.

Les Pyrénées s'étirent sur plus de 400 km entre l'Atlantique et la Méditerranée, et les villages retenus ici en racontent les deux extrémités. Côté basque, Sare et Ainhoa au pied de la Rhune, puis La Bastide-Clairence plus à l'est, alignent des maisons blanches à colombages rouges sous des collines vertes où paissent brebis et pottoks. Côté catalan, Collioure plonge ses façades colorées dans la mer, Castelnou serre ses ruelles de pierre sous un château du Xe siècle face au Canigou, et Villefranche-de-Conflent s'enferme dans des remparts de Vauban en marbre rose. Entre les deux, Saint-Bertrand-de-Comminges pose une cathédrale démesurée sur une colline du piémont, au-dessus d'une ville romaine. Deux cultures, deux climats, une même chaîne.
Impossible de tout voir en trois jours : la chaîne est longue, choisissez un versant. Côté Méditerranée, commencez par Collioure tôt le matin, avant l'affluence, puis montez à Castelnou en fin d'après-midi, quand la pierre prend une teinte cuivrée. Le lendemain, Villefranche-de-Conflent occupe une journée avec ses remparts, le fort Libéria et le Train Jaune vers la Cerdagne. Le troisième jour, filez vers l'ouest par l'autoroute A64 jusqu'à Saint-Bertrand-de-Comminges, sa cathédrale et les grottes de Gargas. Côté Atlantique, deux jours suffisent : Sare et le train de la Rhune, puis Ainhoa et Espelette sur la même route, avant La Bastide-Clairence et ses ateliers d'artisans dans le Pays basque intérieur.
L'accès se fait par Perpignan (gare TGV, TER vers Collioure et Villefranche) à l'est, par Bayonne ou Saint-Jean-de-Luz à l'ouest, avec les aéroports de Perpignan et de Biarritz. Une voiture reste indispensable pour Castelnou, La Bastide-Clairence ou Saint-Bertrand. Pour dormir, Collioure ou Perpignan côté catalan, Sare ou Saint-Jean-de-Luz côté basque, Montréjeau ou Saint-Gaudens pour le Comminges. Mai, juin, septembre et octobre sont les meilleurs mois partout : neige encore visible sur le Canigou, fougères rousses sur la Rhune, terrasses sans foule. L'été sature Collioure et le col de Saint-Ignace ; l'hiver est doux mais venté à l'est, pluvieux à l'ouest.
Une rue unique de maisons basques rouges et blanches, au pied des collines de la frontière
Un château vicomtal du Xe siècle et des ruelles de schiste face au Canigou
Un port catalan aux façades colorées, entre clocher rose, château royal et vignes en terrasses
Une bastide navarraise aux façades blanches et rouges, place à arcades et ateliers d'artisans
Une cathédrale sur une colline, une ville romaine à ses pieds et les Pyrénées derrière
Au pied de la Rhune, un village de fermes blanches, de galeries de chêne et de sentiers de contrebandiers
Une ville close de Vauban en marbre rose au pied du Canigou et du Train Jaune
Pour chaque village : une page « autour de » qui classe par distance les lieux à visiter à moins de 60 km.
Quand venir
Le printemps, d'avril à juin, et l'arrière-saison, de septembre à octobre, conviennent aux deux versants : collines basques vertes, Canigou encore enneigé, lumière nette et villages sans foule. L'été est très fréquenté à Collioure et au pied de la Rhune. L'hiver reste doux côté catalan, souvent pluvieux côté basque.
Mois les plus conseillés dans les fiches : mai (7), juin (7), septembre (7), octobre (7).
À table
Deux cuisines pour une chaîne. Côté basque : axoa de veau au piment d'Espelette, piperade, jambon de porc Kintoa, fromage de brebis Ossau-Iraty avec confiture de cerise noire, gâteau basque et vin d'Irouléguy. Côté catalan : anchois de Collioure, boles de picolat, cargolade, rousquilles, vins de Collioure, de Banyuls et des Côtes du Roussillon. Au centre, le Comminges ajoute la garbure, le porc noir de Bigorre et le gâteau à la broche.
Randonnées
Départ : Ainhoa, Pyrénées-Atlantiques
Départ de l'église. Le chemin de croix monte régulièrement entre fougères et ajoncs, de station en station, jusqu'à la chapelle et ses trois croix. Vue sur la Rhune, l'Espagne et l'océan. Redescendez par le versant sud, sur un sentier plus raide qui rejoint les fermes du quartier d'en bas puis la rue principale. Dénivelé d'environ 280 mètres. Balisage bien visible, un peu glissant après la pluie.
Voir l'itinéraire détailléDépart : Castelnou, Pyrénées-Orientales
Aller-retour depuis le parking bas par un sentier balisé qui grimpe dans la garrigue de cistes et de chênes verts jusqu'à la chapelle sur sa crête. Environ 200 mètres de dénivelé, régulier, sans passage difficile. Le retour peut se faire en boucle par un chemin vers le hameau de Camélas. Meilleur moment : le matin en été (aucune ombre), n'importe quelle heure au printemps. Vue sur le village, la plaine et la mer.
Voir l'itinéraire détailléDépart : Collioure, Pyrénées-Orientales
Depuis le port d'Avall, le sentier balisé en jaune longe les criques, contourne le fort Miradou puis rejoint Port-Vendres par la route de la corniche. On poursuit vers le cap Béar et son phare, puis on descend vers l'anse de Paulilles, ancienne dynamiterie transformée en site naturel avec trois plages. Retour en bus ou par le même chemin. Le passage du cap est venté : casquette bien attachée.
Voir l'itinéraire détailléDépart : La Bastide-Clairence, Pyrénées-Atlantiques
Départ de la place des Arceaux. Descendez vers la Joyeuse, suivez la rivière vers l'aval jusqu'au moulin, puis remontez par les prairies et les haies de chênes sur la colline d'en face, avec le village en vis-à-vis. Retour par un chemin creux et la rue haute. Dénivelé d'environ 150 mètres. Terrain parfois humide près de la rivière au printemps. Balisage jaune.
Voir l'itinéraire détailléDépart : Saint-Bertrand-de-Comminges, Haute-Garonne
Départ du parvis de la cathédrale, descente par la porte Majou et la rue des pèlerins jusqu'au site romain, traversée des ruines et des prés jusqu'à la basilique de Valcabrère, puis retour par la route de la plaine et la montée à la ville haute. Plat, sauf la remontée finale de 60 mètres. Praticable en famille, en partie ombragé. Le regard alterne entre la cathédrale sur sa colline et la ligne des Pyrénées. Pique-nique possible près de la basilique.
Voir l'itinéraire détailléDépart : Sare, Pyrénées-Atlantiques
Le chemin classique monte raide dès le col, à travers landes et rochers, en croisant plusieurs fois la voie du train. Pottoks et brebis partout, bergeries et cromlechs sur le parcours. Le sommet, à 905 mètres, offre une vue à 360 degrés sur l'océan, l'Espagne et les Pyrénées. Dénivelé de 750 mètres. Partez tôt, la brume monte souvent en fin de matinée, et emportez un coupe-vent. Descente possible en train.
Voir l'itinéraire détailléCircuits
Sept villages se détachent sur l'ensemble de la chaîne. Au Pays basque : Sare au pied de la Rhune, Ainhoa et sa rue unique, La Bastide-Clairence et sa place à arcades. En Roussillon : Collioure et son port catalan, Castelnou sous son château médiéval, Villefranche-de-Conflent dans ses remparts de Vauban. En Comminges, Saint-Bertrand-de-Comminges et sa cathédrale posée sur une colline au-dessus d'une ville romaine.
En partie. Collioure et Villefranche-de-Conflent ont chacune une gare desservie par les TER depuis Perpignan, et le Train Jaune part de Villefranche. Sare et Ainhoa sont desservis par quelques bus depuis la côte basque, surtout en saison. Castelnou, La Bastide-Clairence et Saint-Bertrand-de-Comminges demandent une voiture ou un taxi depuis la gare la plus proche.
Pour combiner mer et montagne, Collioure : plages, château royal, chemin du Fauvisme, et Castelnou à 35 km pour une fin de journée dans les Aspres. Pour une ambiance de collines et de fermes, Sare : train de la Rhune, grottes, sentiers de contrebandiers, avec Ainhoa et Espelette à moins de 15 km. Villefranche-de-Conflent convient aux amateurs de fortifications et de trains de montagne.
Comptez deux jours pour le versant basque (Sare, Ainhoa, La Bastide-Clairence) et trois pour le versant catalan avec le Comminges (Collioure, Castelnou, Villefranche-de-Conflent, Saint-Bertrand-de-Comminges). Réunir les deux dans un même voyage suppose une traversée d'environ 500 km par l'autoroute A64, réaliste sur une semaine, avec Saint-Bertrand comme étape à mi-chemin.