Beynac-et-Cazenac
Une forteresse au bord du vide et des ruelles de pierre blonde qui grimpent depuis la Dordogne
Destination · France · 10 villages
Châteaux sur falaises, bastides et villages de pierre blonde le long de la Dordogne.

Le Périgord se raconte en pierre blonde et en toits de lauze. Dans la vallée de la Dordogne, La Roque-Gageac se serre entre sa falaise et la rivière, Beynac-et-Cazenac et Castelnaud-la-Chapelle se font face depuis leurs forteresses de la guerre de Cent Ans, Domme veille sur ses remparts de bastide, et Limeuil garde le confluent avec la Vézère. Au sud, Monpazier déploie son damier de 1284 autour de sa place aux cornières. Au nord, Saint-Jean-de-Côle rassemble château, église romane et vieux pont sur la Côle, en plein Périgord vert. Aux portes du Périgord, en Corrèze, Collonges-la-Rouge flamboie dans son grès rouge, Turenne dresse ses tours sur sa butte et Curemonte aligne trois châteaux sur une crête.
Trois jours permettent une boucle cohérente. Premier jour, la vallée de la Dordogne depuis Sarlat : Beynac-et-Cazenac et son château au matin, Castelnaud-la-Chapelle et son musée de la guerre au Moyen Âge en face, puis La Roque-Gageac en fin d'après-midi, avec une descente en canoë entre les deux si la saison s'y prête. Deuxième jour, montez à Domme pour l'esplanade de la Barre et la bastide, puis filez au sud vers Monpazier, et gardez la fin de journée pour Limeuil et sa confluence, au retour par la vallée. Troisième jour, remontez vers la Corrèze : Collonges-la-Rouge, Turenne et Curemonte tiennent en une journée autour de Meyssac, et Saint-Jean-de-Côle se garde pour un détour par le Périgord vert.
Sarlat est la base naturelle pour la vallée, avec une gare reliée à Bordeaux et les villages de la vallée à moins de 15 km. Brive-la-Gaillarde, avec sa gare et son aéroport, convient pour Collonges-la-Rouge, Turenne et Curemonte, situés entre 15 et 35 km au sud. Bergerac, avec son aéroport, sert Monpazier et Limeuil. La voiture est nécessaire, aucun bus régulier ne reliant les villages entre eux. Les centres sont piétons, et les parkings au bord de la route ou en haut des villages se remplissent dès la fin de matinée en juillet et août. Mai, juin et septembre offrent une rivière calme, des chemins secs et des places de stationnement sans attente.
Une forteresse au bord du vide et des ruelles de pierre blonde qui grimpent depuis la Dordogne
Un château fort aux trébuchets et un village en escalier au confluent du Céou et de la Dordogne
Le village de grès rouge où est née l'association des villages labellisés
Trois châteaux sur une crête, une halle, deux chapelles et le silence de la Sourdoire
Une bastide royale sur son plateau, balcon de pierre blonde au-dessus de la vallée de la Dordogne
Un village ocre serré entre la falaise et la Dordogne, face au soleil du Périgord Noir
Un ancien port de gabarres perché au confluent de la Dordogne et de la Vézère, avec ses jardins au sommet
La bastide anglaise de 1284, un damier de pierre blonde intact autour de sa place aux cornières
Un pont à dos d'âne, une église à coupole et un château sur une seule place du Périgord vert
Une butte, un château, une vicomté qui fut un État dans l'État jusqu'en 1738
Pour chaque village : une page « autour de » qui classe par distance les lieux à visiter à moins de 60 km.
Quand venir
Mai et juin sont idéaux : rivière calme, prairies vertes, floralies à Saint-Jean-de-Côle, lumière douce sur la pierre blonde. Septembre et octobre ajoutent les noyers qui jaunissent et la saison des cèpes. Juillet et août permettent la baignade et le canoë mais saturent parkings et routes de la vallée. L'hiver est calme, avec les marchés au gras et la truffe.
Mois les plus conseillés dans les fiches : mai (10), juin (10), septembre (10), octobre (10).
À table
Le Périgord est une table de terroir : foie gras et confit de canard, magret, pommes sarladaises cuites à la graisse d'oie, enchaud de porc, tourin à l'ail, cèpes à l'automne, truffe noire en hiver. La noix est partout, en huile, en gâteau, en liqueur. Les fraises du Périgord arrivent au printemps et le cabécou de chèvre accompagne les salades. Côté vins, bergerac, monbazillac et pécharmant, et, en Corrèze, le vin de paille de Branceilles.
Randonnées
Départ : Beynac-et-Cazenac, Dordogne
Départ du parking haut du château. Le chemin traverse des bois de chênes et des noyeraies jusqu'au hameau de Cazenac et son église romane, puis revient par la crête au-dessus de la Dordogne. Plusieurs vues sur Castelnaud, Fayrac et Marqueyssac. Dénivelé cumulé d'environ 250 mètres, essentiellement dans la descente finale vers le bourg par le caminal. Bien balisé, praticable toute l'année hors périodes de gel.
Voir l'itinéraire détailléDépart : Castelnaud-la-Chapelle, Dordogne
Depuis le pied du village, remontez la vallée du Céou par des chemins de prairie et des sous-bois de chênes jusqu'au hameau de Saint-Cybranet, puis revenez par le coteau en rive gauche, avec des vues sur le château et sur Beynac. Dénivelé cumulé d'environ 200 mètres. La vallée est fraîche même en été et les gués sont franchissables à pied sec en saison normale. Balisage jaune.
Voir l'itinéraire détailléDépart : Collonges-la-Rouge, Corrèze
Cette boucle balisée relie Collonges à Meyssac par des chemins creux bordés de murets de grès, puis revient par les hauteurs du Puy Rouge. Elle suit la ligne de la faille géologique qui sépare le grès rouge du calcaire blanc du causse : en quelques centaines de mètres, les murs des fermes changent de couleur. Points de vue sur le village depuis le versant sud. Peu de dénivelé, quelques passages boueux après la pluie. À faire le matin avant la chaleur en été.
Voir l'itinéraire détailléDépart : Curemonte, Corrèze
Une petite boucle idéale en famille. Depuis la halle, prenez le chemin creux qui descend vers le nord-est jusqu'à la chapelle de la Combe, cachée dans son vallon. Le retour remonte par les prés et les noyeraies jusqu'aux abords du château de la Johannie, avec une vue d'ensemble sur les tours. Le sentier est ombragé sur la première moitié. Après une pluie, le chemin creux est glissant ; prenez des chaussures fermées.
Voir l'itinéraire détailléDépart : Domme, Dordogne
Depuis la porte des Tours, longez l'enceinte par l'extérieur, franchissez la porte del Bos et descendez le chemin muletier jusqu'à l'église romane de Cénac. Remontez par la porte de la Combe et ses jardins en terrasse. Dénivelé de 150 mètres à la descente puis à la montée, sur un sol parfois glissant après la pluie. Belles vues sur la vallée dans la descente.
Voir l'itinéraire détailléDépart : La Roque-Gageac, Dordogne
Le sentier grimpe derrière le village par un chemin en lacets jusqu'au plateau, passe entre noyeraies et murets de pierre sèche, puis redescend vers la rivière côté Saint-Vincent-de-Cosse. Plusieurs fenêtres s'ouvrent sur la vallée, avec Castelnaud et Beynac en ligne de mire. Le dénivelé, environ 200 mètres, se fait surtout dans la première demi-heure. Partez le matin, le plateau est sans ombre l'après-midi.
Voir l'itinéraire détailléCircuits
Dans la vallée de la Dordogne, La Roque-Gageac, Beynac-et-Cazenac, Castelnaud-la-Chapelle, Domme et Limeuil se visitent depuis Sarlat. Monpazier, bastide de 1284, se trouve plus au sud, et Saint-Jean-de-Côle au nord, dans le Périgord vert. Aux portes du Périgord, en Corrèze, Collonges-la-Rouge, Turenne et Curemonte complètent la liste, à moins de 40 km de Brive-la-Gaillarde. Dix villages de pierre blonde, de grès rouge et de toits de lauze.
Quatre villages de notre sélection sont à moins de 15 km de Sarlat : Beynac-et-Cazenac et Castelnaud-la-Chapelle, face à face de part et d'autre de la Dordogne, La Roque-Gageac entre sa falaise et la rivière, et Domme sur son plateau. Limeuil, au confluent de la Vézère, se trouve à une quarantaine de kilomètres à l'ouest. Les quatre premiers se relient par la D703 ou par la rivière en canoë, entre Vitrac, La Roque-Gageac, Castelnaud et Beynac.
Deux jours pleins couvrent les villages proches de Sarlat : un pour Beynac-et-Cazenac, Castelnaud-la-Chapelle et La Roque-Gageac, un pour Domme, Limeuil et les jardins de Marqueyssac. Comptez un troisième jour pour Monpazier et le pays des bastides, et un quatrième pour Collonges-la-Rouge, Turenne et Curemonte côté Corrèze. Les châteaux demandent chacun une heure et demie à deux heures, les descentes en canoë deux à trois heures.
Non. Collonges-la-Rouge se trouve en Corrèze, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Brive-la-Gaillarde, comme Turenne et Curemonte. Le village est bâti sur la faille de Meyssac, qui explique son grès rouge, à la limite du Limousin et du Quercy. Il est pourtant souvent visité lors d'un séjour en Périgord, car il se trouve à moins d'une heure de Sarlat et de la vallée de la Dordogne : il se combine en une journée avec Turenne et Curemonte.