Ainhoa
Une rue unique de maisons basques rouges et blanches, au pied des collines de la frontière
Destination · France · 3 villages
Maisons blanches à colombages rouges, frontons et collines vertes au pied de la Rhune.

Le Pays basque intérieur commence quelques kilomètres derrière la côte, dès que les collines rondes prennent le relais des plages. Ses villages partagent une même architecture : maisons labourdines à la chaux blanche, colombages peints en rouge sang de bœuf ou en vert, toits de tuiles à deux pentes dissymétriques, linteaux datés des XVIIe et XVIIIe siècles. Au centre, un fronton et une église à galeries de chêne. Ainhoa tient en une rue unique, La Bastide-Clairence en une place à arcades peuplée d'artisans, Sare en une dizaine de quartiers dispersés au pied de la Rhune. Autour, des brebis manech, des pottoks en liberté, des fougères rousses à l'automne et, à quelques kilomètres, la frontière espagnole et ses ventas.
Deux jours suffisent, en partant de la côte. Jour un, Sare : l'église Saint-Martin et ses trois niveaux de galeries, puis le train à crémaillère de la Rhune depuis le col de Saint-Ignace, à prendre au premier départ pour la vue dégagée sur l'océan. L'après-midi, les grottes. Jour deux, Ainhoa à 10 km : la rue principale lue linteau après linteau, la chapelle de l'Aubépine par le chemin de croix, et Espelette à 6 km pour le piment. Poursuivez vers l'est par Cambo-les-Bains et la villa Arnaga jusqu'à La Bastide-Clairence, en semaine de préférence, quand les ateliers de la place des Arceaux travaillent. Une troisième journée ajoute les grottes d'Isturitz et le mont Ursuya.
Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, sur la ligne TGV, et l'aéroport de Biarritz sont les portes d'entrée ; des bus rejoignent Sare et Ainhoa en saison, mais une voiture facilite tout, surtout pour La Bastide-Clairence. Pour dormir, Sare ou Ainhoa mettent les trois villages à moins de 45 minutes, avec la côte à un quart d'heure. Avril à juin et septembre à octobre sont les meilleures périodes : prés verts, chemins secs, train sans foule. L'été est doux mais le col de Saint-Ignace sature en milieu de journée. L'hiver, pluvieux, garde le charme des cheminées qui fument et des collines vertes.
Une rue unique de maisons basques rouges et blanches, au pied des collines de la frontière
Une bastide navarraise aux façades blanches et rouges, place à arcades et ateliers d'artisans
Au pied de la Rhune, un village de fermes blanches, de galeries de chêne et de sentiers de contrebandiers
Pour chaque village : une page « autour de » qui classe par distance les lieux à visiter à moins de 60 km.
Quand venir
Avril à juin pour les prairies vertes, les brebis dans les prés et le train de la Rhune sans attente ; septembre et octobre pour la lumière nette, les fougères rousses et les guirlandes de piment sur les façades d'Espelette. L'été reste doux mais orageux, l'hiver pluvieux et calme.
Mois les plus conseillés dans les fiches : avril (3), mai (3), juin (3), septembre (3).
À table
Axoa de veau parfumé au piment d'Espelette, piperade, ttoro les jours de poisson, jambon et ventrèche de porc basque Kintoa élevé en plein air dans les vallées, fromage de brebis Ossau-Iraty avec confiture de cerise noire d'Itxassou, gâteau basque à la crème ou à la cerise. Les fermes vendent en direct, le vin est celui d'Irouléguy, et le cidre basque se boit à la ferme comme au fronton.
Randonnées
Départ : Ainhoa, Pyrénées-Atlantiques
Départ de l'église. Le chemin de croix monte régulièrement entre fougères et ajoncs, de station en station, jusqu'à la chapelle et ses trois croix. Vue sur la Rhune, l'Espagne et l'océan. Redescendez par le versant sud, sur un sentier plus raide qui rejoint les fermes du quartier d'en bas puis la rue principale. Dénivelé d'environ 280 mètres. Balisage bien visible, un peu glissant après la pluie.
Voir l'itinéraire détailléDépart : La Bastide-Clairence, Pyrénées-Atlantiques
Départ de la place des Arceaux. Descendez vers la Joyeuse, suivez la rivière vers l'aval jusqu'au moulin, puis remontez par les prairies et les haies de chênes sur la colline d'en face, avec le village en vis-à-vis. Retour par un chemin creux et la rue haute. Dénivelé d'environ 150 mètres. Terrain parfois humide près de la rivière au printemps. Balisage jaune.
Voir l'itinéraire détailléDépart : Sare, Pyrénées-Atlantiques
Le chemin classique monte raide dès le col, à travers landes et rochers, en croisant plusieurs fois la voie du train. Pottoks et brebis partout, bergeries et cromlechs sur le parcours. Le sommet, à 905 mètres, offre une vue à 360 degrés sur l'océan, l'Espagne et les Pyrénées. Dénivelé de 750 mètres. Partez tôt, la brume monte souvent en fin de matinée, et emportez un coupe-vent. Descente possible en train.
Voir l'itinéraire détailléCircuits
Trois villages du Labourd et de Basse-Navarre se distinguent. Sare, au pied de la Rhune, avec son église à trois niveaux de galeries, ses grottes et le train à crémaillère. Ainhoa, bastide réduite à une rue unique de maisons blanches à colombages rouges. La Bastide-Clairence, bastide navarraise de 1312, avec sa place à arcades, son préau d'église dallé de tombes et ses ateliers d'artisans d'art.
Sare est à 14 km par Ascain, et le col de Saint-Ignace, départ du train de la Rhune, se trouve sur la route. Ainhoa, à 25 km, se combine avec Espelette sur la même journée. Depuis la côte, une boucle Ascain, Sare, Ainhoa, Espelette et retour par Cambo-les-Bains tient dans une journée, avec la Rhune en option le matin.
Le train à crémaillère de 1924 grimpe du col de Saint-Ignace au sommet, à 905 mètres, en environ 35 minutes. À pied, comptez 2 h 30 de montée par le sentier, et beaucoup choisissent de monter à pied et de redescendre en train, billet retour réservé à l'avance en été. Partez tôt : la brume masque souvent l'océan en milieu de journée.
C'est nettement plus simple. Des bus desservent Sare et Ainhoa depuis la côte en saison, mais les horaires sont limités et La Bastide-Clairence n'est pas desservie régulièrement. En voiture, les trois villages tiennent en deux jours depuis Bayonne ou Saint-Jean-de-Luz. Le vélo à assistance électrique, loué à Sare ou Saint-Pée, convient bien aux quartiers dispersés.