Visiter Civita di Bagnoregio commence par une traversée. Depuis le belvédère de Bagnoregio, une passerelle en béton d'environ 300 m enjambe un ravin et grimpe vers un bloc de tuf brun coiffé de maisons médiévales. Autour, la vallée des calanchi, des ravines d'argile grise et blanche, s'effondre lentement. L'érosion grignote le rocher depuis des siècles, ce qui a valu à Civita son surnom de « ville qui meurt ». Une fois passée la Porta Santa Maria, on entre dans un village de quelques ruelles pavées, de façades en pierre volcanique et de balcons chargés de géraniums, sans aucune voiture.
Que faire à Civita di Bagnoregio ? Le tour du village prend une heure : la place San Donato et son église, les venelles qui finissent en belvédères sur le vide, la grotte de saint Bonaventure et le petit musée des éboulements. Le vrai plaisir est ensuite de redescendre dans la vallée par l'ancien chemin pour marcher au pied des calanchi, puis de revenir en fin de journée quand la lumière rase le tuf. Prévoyez une demi-journée, davantage si vous poussez jusqu'au lac de Bolsena ou à Orvieto.
Que voir à Civita di Bagnoregio
Les lieux à ne pas manquer à Civita di Bagnoregio
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La passerelle et la Porta Santa Maria
L'accès se fait uniquement à pied, par la passerelle qui monte en pente douce au-dessus du ravin. Prenez le temps de vous retourner à mi-chemin : la vue sur Bagnoregio et les calanchi est déjà remarquable. La porte d'entrée, taillée dans le tuf par les Étrusques et remaniée au Moyen Âge, est ornée de deux lions tenant une tête humaine, souvenir d'une révolte contre les seigneurs Monaldeschi d'Orvieto.
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La place San Donato
Au centre du village, la place est un rectangle de terre battue et de pavés bordé de maisons en pierre volcanique. L'église San Donato, ancienne cathédrale, montre une façade Renaissance sobre et un clocher carré. À l'intérieur, on remarque un crucifix en bois du XVe siècle et des fresques de l'école ombrienne. Le matin, avant l'arrivée des visiteurs, la place est silencieuse et la lumière traverse les venelles.
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Les belvédères sur les calanchi
Plusieurs ruelles se terminent brusquement sur des jardins ou des terrasses au bord du vide. Depuis le fond du village, au-delà de la Via del Cardinale, on domine la vallée des calanchi : des crêtes d'argile gris clair, presque blanches, entaillées par la pluie, avec des touffes de genêts et quelques oliviers. Par temps de brume matinale, seuls les sommets émergent, et le village semble flotter.
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La grotte de saint Bonaventure
Sous le village, une cavité creusée dans le tuf servait de tombe étrusque avant de devenir, selon la tradition, le lieu où saint François aurait guéri le jeune Bonaventure. On y accède par un sentier en contrebas de l'enceinte. La grotte elle-même est modeste, mais le chemin offre une vue sur la face sud du rocher et sur les strates de tuf et d'argile qui expliquent l'instabilité du site.
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Le musée géologique et des éboulements
Installé dans le Palazzo Alemanni sur la place, ce petit musée explique avec des maquettes, des photos anciennes et des cartes comment le plateau de tuf s'est réduit au fil des siècles. On y comprend pourquoi les maisons s'effondrent et quels travaux de consolidation sont menés. C'est une visite courte, utile pour regarder ensuite le paysage autrement, et fraîche en été.
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Le belvédère de Bagnoregio
Avant ou après la visite, allez sur la terrasse panoramique de Bagnoregio, près de l'entrée de la passerelle. C'est de là qu'on obtient l'image classique de Civita : le rocher, le pont et les calanchi en enfilade. La lumière est meilleure en fin d'après-midi, quand le soleil vient de l'ouest et dore les façades. Le soir, le village est éclairé et se détache sur le ciel sombre.
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Les jardins et les maisons restaurées
En vous éloignant de la place, vous croiserez des cours privées avec des figuiers, des vignes en treille et des murs en blocs de tuf jointoyés de chaux. Les maisons restaurées gardent leurs escaliers extérieurs, appelés profferli, typiques du Latium médiéval. Quelques ateliers d'artisans et une ou deux caves proposent huile, vin et produits locaux. Respectez les habitants : ils ne sont qu'une dizaine à vivre ici à l'année.
Randonnées
Randonner à Civita di Bagnoregio : 3 itinéraires
Chaque itinéraire a sa page détaillée : étapes, dénivelé, point de départ, conseils et équipement. Distances et durées indicatives pour un marcheur moyen, par beau temps.
Boucle du belvédère et de la passerelle
Depuis le parking de Bagnoregio, marchez jusqu'au belvédère, puis descendez à la passerelle et montez à Civita. Faites le tour complet du village en poussant jusqu'aux belvédères du fond, puis revenez par le même chemin. La montée de la passerelle est courte mais franche, sans ombre : un chapeau et de l'eau sont utiles en été. Comptez un bon quart d'heure de traversée dans chaque sens, davantage avec des photos.
Voir l'itinéraire détailléSentier des calanchi par le tunnel du Bucaione
Depuis Civita, un ancien chemin descend sous la Porta Santa Maria et traverse le rocher par un tunnel étrusque, le Bucaione, avant de rejoindre le fond de la vallée. On chemine ensuite au pied des crêtes d'argile, entre oliviers et genêts, avec des vues sur la face nord du village. Le retour se fait par Bagnoregio. Le sentier est glissant après la pluie et parfois fermé pour cause d'éboulements : renseignez-vous avant de partir.
Voir l'itinéraire détailléCivita à Lubriano par la vallée
Cette traversée relie Civita au village voisin de Lubriano, dont le belvédère offre la vue la plus large sur les calanchi et sur le rocher de Civita en face. On descend dans la vallée, on suit des pistes agricoles et des chemins creux dans le tuf, puis on remonte par des lacets vers Lubriano. Prévoyez un retour en voiture ou en taxi, ou repartez à pied par la même vallée. Dénivelé d'environ 300 m, peu d'ombre.
Voir l'itinéraire détailléInfos pratiques
Visiter Civita di Bagnoregio : accès, parking, saison
Comment venir
Civita se trouve à 30 km au nord de Viterbe, à 20 km d'Orvieto et à 120 km de Rome. En voiture, quittez l'autoroute A1 à Orvieto et suivez Bagnoregio. En train, la gare la plus proche est Orvieto, reliée à Bagnoregio par des bus régionaux. L'aéroport le plus proche est Rome-Fiumicino, à environ 1 h 45.
Où se garer
Le village est piéton et sans voiture. On se gare à Bagnoregio, sur les parkings payants proches du belvédère et de la passerelle, ou plus haut dans le bourg avec une navette en saison. Les week-ends de printemps et d'automne, arrivez avant 10 h : les places manquent vite. L'accès à la passerelle est soumis à un droit d'entrée.
Quand venir
Le printemps et l'automne sont les meilleures périodes : lumière douce, températures modérées et calanchi bien dessinés. En novembre, les brumes du matin remplissent la vallée. L'été est chaud et le village bondé en journée. Décembre offre un village illuminé et une crèche vivante, très fréquentée mais atmosphérique.
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Mois conseillés : avril, mai, juin, septembre, octobre, novembre.
Marché et produits
Civita n'a pas de marché. Le marché hebdomadaire se tient à Bagnoregio, en général en début de semaine, avec fruits, légumes, fromages et charcuteries de la Tuscia. Ceux d'Orvieto et de Viterbe sont plus grands et se tiennent plusieurs fois par semaine.
Conseils d'initié
Arrivez avant 9 h ou après 17 h pour éviter les groupes. Le meilleur point de vue n'est pas à Civita mais à Lubriano, de l'autre côté de la vallée. Ne comptez pas sur une visite longue : le village se parcourt en une heure, c'est le paysage qui justifie le voyage. Portez des chaussures fermées, les pavés sont irréguliers. Emportez de l'eau, les fontaines sont rares.
Histoire
Un peu d'histoire
Les Étrusques ont fondé Civita il y a plus de 2 500 ans, sur un plateau de tuf alors bien plus vaste et relié aux collines voisines. Les Romains y ont tracé des routes, dont on retrouve des tronçons creusés dans la roche. Au Moyen Âge, Civita est le centre de la seigneurie de Bagnoregio et voit naître, en 1221, le théologien franciscain Bonaventure. Mais le sol argileux sous le tuf se dérobe : chaque séisme, notamment celui de 1695, fait tomber des pans entiers de village dans le ravin. L'évêché et les habitants se replient sur Bagnoregio, et Civita s'isole peu à peu. Au XXe siècle, il ne reste qu'une poignée de résidents et un accès à pied. La passerelle actuelle date de 1965. Depuis les années 2000, la restauration des maisons et un droit d'entrée ont transformé le village en l'un des sites les plus visités du Latium.
Gastronomie
À table à Civita di Bagnoregio
La Tuscia, ce nord du Latium, a une cuisine paysanne et sans façon. Les pâtes maison s'appellent lombrichelli, gros spaghettis roulés à la main, servis avec une sauce tomate à l'ail ou un ragoût. L'acquacotta, soupe de légumes et de pain rassis, se retrouve dans les auberges de campagne. Du lac de Bolsena viennent le corégone et l'anguille, souvent grillés. Les collines donnent une huile d'olive épaisse et poivrée, des lentilles d'Onano, des noisettes des monts Cimini et des châtaignes en automne. Le vin blanc de Montefiascone, l'Est! Est!! Est!!!, est le compagnon habituel. À Civita, quelques trattorias et caves servent bruschettas, planches de charcuterie et plats du jour ; à Bagnoregio, l'offre est plus large et moins chère.
Autour de Civita di Bagnoregio
Les plus beaux villages autour de Civita di Bagnoregio
Autour de Civita di Bagnoregio, la Tuscia déploie un plateau volcanique creusé de ravins, de lacs de cratère et de villages de tuf. Au nord-ouest, le lac de Bolsena, le plus grand lac volcanique d'Europe, offre des plages de sable sombre, des ports de pêche et des îles boisées. À l'est, de l'autre côté du Tibre, Orvieto dresse sa cathédrale sur une table de tuf. Au sud, Viterbe, ancienne cité des papes, garde un quartier médiéval intact. Entre les deux, Montefiascone, Bomarzo et Tuscania alignent vin, jardins de monstres et églises romanes.
Bagnoregio
Belvédère de Lubriano
Lac de Bolsena
Montefiascone
À proximité
D'autres beaux villages près de Civita di Bagnoregio
Pitigliano
Une falaise de tuf percée de caves, un ghetto ancien et des chemins creux étrusques
Questions fréquentes
Vos questions sur Civita di Bagnoregio
Combien de temps faut-il pour visiter Civita di Bagnoregio ?
Une à deux heures suffisent pour traverser la passerelle, parcourir les ruelles, voir la place San Donato et les belvédères. Comptez une demi-journée avec le musée, la grotte de saint Bonaventure et un repas. Une journée entière permet d'ajouter la descente dans les calanchi ou un saut à Lubriano et au lac de Bolsena.
Où se garer pour visiter Civita di Bagnoregio ?
Les voitures restent à Bagnoregio. Les parkings payants les plus pratiques sont près du belvédère, à cinq minutes à pied de la passerelle. Quand ils sont pleins, d'autres parkings sont signalés plus haut dans le bourg, avec une navette en saison. Le dimanche et les jours fériés, arrivez tôt le matin.
Peut-on visiter Civita di Bagnoregio avec des enfants ?
Oui, à condition de surveiller les plus petits près des belvédères sans garde-corps. La passerelle est praticable avec une poussette, mais la pente est raide sur la fin. Les enfants aiment le tunnel du Bucaione, les lions de la porte et les maquettes du musée. Les ruelles sont courtes, la visite ne fatigue pas.
Civita di Bagnoregio en hiver, est-ce une bonne idée ?
Oui pour le calme et la lumière basse sur le tuf, avec des brumes fréquentes dans la vallée. Beaucoup de commerces réduisent leurs horaires en semaine, mais le village reste accessible. Autour de Noël, une crèche vivante attire du monde le week-end. Prévoyez des vêtements chauds : le vent souffle sur la passerelle.
Quel village visiter ensuite depuis Civita di Bagnoregio ?
Pitigliano, en Toscane, à environ 50 km à l'ouest, est le prolongement naturel : même tuf, mêmes ravins, avec un ghetto juif et des vie cave étrusques. Sur la route, arrêtez-vous à Bolsena, au bord du lac. Orvieto, à 20 km, et Viterbe, à 30 km, complètent une boucle de deux jours.
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